jeudi, 10 août 2006
série TV: Smallville
Le personnage de Superman a connu de nombreuses déclinaisons, exploitations, depuis sa création en 1933 par Jerry Siegel sur son support original, à savoir la bande dessinée : en contrepoids du film Superman returns, pour le moins décevant, il convenait de revenir sur la série TV Smallville qui du haut de ses 111 épisodes au compteur (en comptant la saison 6, encore inédite), ne cesse de surprendre par les libertés qu'elle prend avec le mythe...
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lundi, 07 août 2006
critique ciné: Superman returns
Superman Returns, réalisé par Brian Singer, fut le blockbuster du mois de juillet 2006. Annoncé et repoussé depuis des années, ce retour du super-héros le plus emblématique de l'histoire du comics n’en était que plus attendu au tournant par les fans et des « cinéspectateurs » désireux d’en avoir pour leur argent (les places sont si chères...). Au final, le défi est-il réellement relevé ?
Tout d’abord, attardons-nous sur les interprètes. Brandon Routh incarne un Superman très proche de celui incarné par Christopher Reeves dans les 4 films des années 80 : grand brun timide lorsqu’il est Clark Kent, grand brun héroïque et viril lorsqu’il met ses collants. La ressemblance e
st même particulièrement frappante dans certains plans-hommage à feu Christopher Reeves. Ce côté rétro est même poussé à l’extrême par la subsistance dans ce film de la fameuse « mèche pleine de gel » qui repose toujours comme une ponctuation sur le front de Superman, même après un passage prolongé dans l’eau salée ! Le grand méchant du film, ennemi mortel de Superman, Lex Luthor, est magnifiquement interprété par un Kevin Spacey très inspiré. Lois Lane quand à elle, est, joliment, représentée à l’écran par Kate Bosworth. On notera aussi la présence de James Mardsen, ex-Cyclope dans les deux premiers X-Men, également réalisés par Singer.
Si l’ambiance graphique, musicale (reprise du thème de John Williams), et la mise en scène respectent les principaux codes des
anciens films, le scénario se révèle beaucoup plus libre quant à la mythologie Superman : cinq ans avant le début du film, notre héros ayant appris que des savants Terriens avaient découvert l’emplacement de Krypton, sa planète natale, il partit voir sur place, abandonnant du jour au lendemain son rôle de super-protecteur des Américains. Il revient donc 5 ans plus tard, au début du film, dans un monde (post-11/9 ?) qui a appris à vivre sans lui. En symbole vivant de cette évolution, Lois a refait sa vie avec le fils de Perry White (le rédacteur en chef du Daily Planet), Richard, a eu un enfant et a même reçu un prix Pullitzer pour un article intitulé « pourquoi le monde peut se passer de Superman ». Son absence pendant 5 ans a également permis à Lex Luthor d’échapper à la condamnation qu’il avait pourtant mérité, Superman ne s’étant pas présenté au procès pour témoigner... Bref, notre héros en collant n’accumule pas les réjouissances à son retour sur Ter
re. Il reconquiert néanmoins peu à peu son rôle de sauveur et pour marquer les esprits, commence par empêcher un avion de s'écraser. Ah s'il avait été là ce 11/9...
Autant le dire tout de suite: passée cette séquence de l'avion, le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente. Si le choix des acteurs est judicieux, le scénario est décevant : certes l’idée de faire revenir Superman 5 ans après un départ précipité était astucieuse, mais passée l'introduction, on ne peut que déplorer un manque d’imagination, d’idées et surtout de spectacle dans le reste du film. Au final, on sort de la salle sans s’être ennuyé, mais sans s’être éclaté non plus, or c’est le minimum qu'on attendait d’un Superman Returns réalisé par Brian Singer (visiblement plus inspiré par les X-men) et mis en avant depuis des mois sur tous les murs de France.
Stéphane D.
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