mardi, 08 mai 2007
L'oublié de mai : David Arquette
Pour célébrer le retour de « l’oublié » dans une formule désormais mensuelle, il fallai
t un nom relativement connu et pourtant disparu de la circulation. David Arquette est de ceux-là. L’un de ceux qui n’ont pas encore passé l’an 2000. Petit frère d’une oubliée dans un grand bleu, Rosanna, David est aujourd’hui surtout célèbre en tant que mari d’une future oubliée, Courtney Cox-Arquette. Il avait d’ailleurs rencontré les friends de sa femme dans l’épisode 3 de la saison 3, avant de disparaître, ni vu ni connu, pour laisser le champ libre à Matthew Perry. Les discussions autour d’un café ou d’un baby-foot, ce n’était pas pour lui. Ce qu’il aimait, David, c’était hurler devant un homme masqué friand de cinéma d’horreur. Scream 1, 2, 3. 1996, 97, 2000. Les plus belles années, diront certains, et puis plus rien. Trois slashers et puis s’en va. Avant cela, David avait joué à l’ado dans tout un tas de DVD à 1 euro : Radio rebels, Wild Bill, Beautiful girls, Break out. Perdu entre les plateaux de tournage, en quête d’une notoriété éphémère et d’un salaire pour manger des pâtes, il passe même (par erreur) dans le champ de l’épisode 14 de Beverly Hills saison 3. Diesel Stone, c’était lui, tout comme Benny Jaks, dans le téléfilm pilote de Buffy, en 92. Au seuil des années 2000, il apparaît dans un film cannibale devenu culte, Vorace. Puis, n’ayant plus d’autre corde à son arc, il rejoint les has-been de Destination : Gra
celand et finit dans une série B au nom d’insecticide : Arac Attack, le monstre à huit pattes. Il va ensuite s’inscrire à l’ANPE des oubliés, c’est-à-dire chez Tarantino-Rodriguez. Manque de pot, le second l’embauche pour son plus gros bide à ce jour, Les aventures de Shark Boy et Lava Girl. Juste avant, il aura jouer dans un thriller de seconde zone, Never die alone. Ne jamais mourir seul. David se relève et décide d’écrire, produire et tourner son premier film, The Tripper. Un slasher, évidemment. Avec lui et sa femme, cela va de soi. La sortie est prévue en France pour le 17 juillet. Le dernier espoir de relancer la carrière d’un ancien jeune espoir englué dans les 90’s.
Aurélien Dauge
23:15 Publié dans Les oubliés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sitcom, humour, Scream, friends, TV
lundi, 09 janvier 2006
L'oublié de Janvier 2006: Carl Weathers
Après 12 numéros de "L'oublié de la semaine" (que vous pouvez (re)lire en cliquant sur Les oubliés), nous avons décidé, pour des raisons d'emploi du temps, essentiellement, de passer à une formule mensuelle. Soit 12 nouveaux oubliés pour 2006 !
Ceux qui ont grandi devant "Rocky" ne peuvent pas l'avoir oublié. De 76 à 85, De "Rocky I" à "Rocky IV", cette montagne de muscles auréolée d'une belle moustache incarnait Appolo Creed. Adversaire plein aux as par excellence, il deviendra l'ami de Rocky Balboa avant de décédé, dans le quatrième volet. Un rôle qui marqua à jamais sa carrière, commencée en pleine Blaxploitation au milieu des 70's: "Friday Foster" et "Bucktown". Deux polars black menés par l'irremplaçable Pam Grier. Deux polars qu'un Quentin Tarantino aurait vu plutôt deux fois qu'une.
Auparavant, Carl Weathers avait fait quelques apparitions dans des séries TV au parfum culte: "Kung fu", "Starsky et Hutch", "The six million dollar man" ou encore "Cannon". Une succession de petits rôles qui finiront par taper dans l'oeil (du tigre) de Stallone. 1976. l'ex-quatterback Carl Weathers, 28 ans, 1m88, monte sur le ring sous les traits d'Appolo Creed.
Mis au tapis en 85, Carl implore de l'aide. On aurait pu penser qu'il se tournerait vers Spielberg, qui lui avait offert un petit rôle dans "Rencontres du troisième type"...mais c'est finalement Joel Silver qui vient à son secours. Le producteur de "L'arme fatale", lui offre alors le second rôle le plus marquant de sa carrière, celui du Major George Dillon, dans "Predator", en 1987. Après Sly, c'est donc autour de Schwarzy de comparer ses muscles à ceux Carl. La petite histoire dit qu'au début du tournage Carl ne fumait pas, contrairement à Scharzy, qui enfilait les cigares. Un jour il en propose un à Carl. Et là, coup de foudre. Depuis, Carl et Scharzy fument ensemble et ne se lâchent plus... C'est beau Hollywood.
Joël Silver propose dès l'année suivante un premier rôle à Carl Weathers, dans "Action Jackson". Mais comme son titre l'indique, on ne s'en souvient pas. Bide commercial et critique. Le cinéma étant sans pitié, plus personne ne veut de Carl. Il trouve refuge dans la télé où il tient entre autres choses un rôle récurrent dans la série "In the Heat of the night".
Il refait brièvement surface au cinéma dans la seconde moitié des 90's, grâce aux comédies menées par Adam Sandler: "Happy Gilmore" (96) et "Little Nicky" (00). Mais à l'instar de nombreux action men des 80's, la série B d'action l'appelle. Il retrouve ainsi ce bon vieux Hulk Hogan dans "Assault sur l'île du diable" (97) et "Shadow Warriors II: Hunf for the Death Merchant" (99).
Au début des années 2000, il n'est plus qu'une ombre, ou une voix. C'est ainsi qu'il participe au dessin animé "Balto 3"et à la série "Spawn". Plus intéressant, il prête en 2005 sa voix à l'un des colonels du jeu "Mercenaires". Action star oubliée au Panthéon, Carl Weathers méritait certainement mieux que cette fin de carrière prématurée.
Aurélien D.
10:25 Publié dans Les oubliés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sitcom
lundi, 12 décembre 2005
L'oubliée de la semaine n°12: Mary Elizabeth Mastrantonio
Abyss, La couleur de l'argent, Scarface. Cameron, Scorsese, De Palma. Trois films au parfum culte qui avaient pour vedette féminine cette actrice au nom oublié...
Contrairement à d'autres oublié(e)s, cette femme de 47 ans a délibérément choisi de s'éclipser du 7ème art pour mieux se consacrer à ses deux enfants et à son mari réalisateur, Pat O'Connor, rencontré sur "Calendrier meurtrier" en 89. Aucun lien de parenté avec Sarah Connor. Pourtant, à l'instar de Linda Hamilton, Mary Elizabeth Mastrantonio est l'une de de ces femmes charismatiques que James Cameron affectionne tant. La preuve ? "Abyss". Mary Elizabeth Mastrantonio y incarne pour l'éternité Lindsey Brigman, la femme de Bud, alias Ed Harris. Un couple du troisième type pour un film qui n'a rien perdu de sa magie et de sa singularité.
Nous étions en 1989. 3 ans plus tôt, Mary Elizabeth était nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour "La Couleur de l'argent" de Martin Scorsese. Sur l'affiche, entre Paul Newman et un p'tit jeune de 25 ans nommé Tom Cruise, c'était elle.
Nous étions en 1986. 3 ans plus tôt, Mary Elizabeth débutait sa carrière comme soeur d'un roi de la pègre en devenir, Tony Montana. Un rôle d'autant plus marquant pour cette femme italo-américaine qu'elle y jouait une immigrante. "SCARFACE". Le "film culte" ou "remake culte" par excellence dont on parle peut être plus aujourd'hui qu'au moment de sa sortie.
Au début des 90's, Mary Elizabeth connaît un nouveau succès public grâce au personnage de Marian dans "Robin des bois, prince des voleurs". Un rôle de princesse qu'elle avait volé à Robin Wright Penn, tombée enceinte (d'un oublié du futur ?) juste avant le début du tournage.
D'autres films, moins célèbres, comme "Jeux d'adultes", "Sables Mortels" ou "Class Action" lui ôteront le satut de star vers lequel elle semblait s'acheminer. Des choix de carrière pas forcément judicieux. Un attrait moins grand pour le septième art, ou en tout cas pour les grands studios.
Son dernier film connu remonte à 2000. C'était "En pleine tempête". Elle y tenait un petit rôle loin derrière Georges Clooney et Mark Whalberg. Depuis, Mary Elizabeth a quitté le plateau pour les planches, l'Amérique pour L'Angleterre, le soleil pour la pluie. Elle y vit une vie familiale paisible et retrouve de temps en temps son premier amour: le music hall.
Chose étonnante, tout de même qu'on ne parle pas plus de cette femme d'un mètre 63 qui a dans son carnet d'adresse quelques tout petits noms: Martin Scorsese, Brian De Palma, Al Pacino, James Cameron, Ed Harris, Kevin Costner, Kevin Reynolds, Kevin Spacey, Kevin Kline, Alan J. Pakula, Georges Clooney...
Pourquoi ne se souvient-on pas d'elle ? Un nom sans doute trop long. Il figure dans le livre des Records comme "le plus long nom d'un individu ayant été nommé aux Oscars. Aucun doute, Mary Elizabeth Mastrantonio est une grande.
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A.D
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dimanche, 11 décembre 2005
Naissance d'une série : Urgences (Photos Bonus)
Le 26 novembre dernier, nous publions un article sur la série Urgences (ER en V.O). "Pau", une fidèle lectrice du blog qui connaît bien l'envers du décor, nous informait qu'elle avait en sa possession des photos du Cook County prises sur les plateaux Warner. Deux d'entre elles sont arrivées à la rédaction.
13:11 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sitcom
lundi, 05 décembre 2005
L'oublié de la semaine n°11: Joseph Mazzello
Notre oublié de la semaine est de nouveau un enfant trop vite devenu "star". Souvenez-vous, c'était dans un petit film nommé Jurassic Park. Il avait tout juste 10 ans à l'époque...
Il aurait pu être un lecteur d'Idea Entertainment. D'abord parce qu'à l'instar des rédacteurs de ce blog, il a vu le jour au début des 80's, le 21/09/1983, pour être plus précis. Ensuite parce que le divertissement, il connaît.
"Jurassic Park". 1993. Jospeh Mazzello incarne le petit Tim Murphy. Un lecteur de sciences et vie et des livres du Dr Alan Grant. Un premier de la classe, en somme, passionné par les dinosaures.
Steven Spielberg. La rencontre de son enfance. Il avait à peine 7 ans et venait d'obtenir un petit rôle dans "Présumé Innocent", avec Harrison Ford. Tonton Steven voit en Jospeh Mazzello, dit Joe, l'interprète idéal de Jack Banning, le fils de Peter Pan dans "Hook". Mais Joe est trop jeune. Du coup, Spielberg confie rôle à Charlie Korsmo, un autre grand oublié, né en 1978. Mais Steven n'oublie pas Joe pour autant et transforme le personnage de Tim Murphy afin qu'il puisse l'interpréter.
Succès planétaire. Kubrick, impressionné par "Jurassic Park", pense à Joe pour un rôle important dans "Wartime Lies", un projet avorté. Il voit aussi en lui l'interprète de son "A I"...qui sera finalement réalisé par Spielberg, et interprété par Halley Joel Hosment (oublié du futur ?).
1994. Mazzello décroche un rôle important dans deux autres succès, "La rivière sauvage", avec Meryl Streep et "Les ombres du coeur", film réalisé par Richard Atenborough (John Hammond dans "Jurassic Park").
S'en suivent trois années d'échecs marquées notamment par un film nommé "Trois voeux", véritable refuge d'oubliés en tous genres (Patrick Swayze, Mary Elizabeth Mastrantonio...). Puis Spielberg le rappelle pour "The lost World". Nouveau succès planétaire. Joe est-il est une star pour autant ? En dépit de son titre, la série B "Star Kid" prouve le contraire.
1997-04. Longue traversée du désert. Pour se faire de l'argent de poche, Mazzello joue dans quelques téléfilms et une ou deux séries télé ("Providence", "CSI"...). L'une des raisons cette fin de carrière prématurée : les études. Joe, pourtant attiré par la danse dans sa plus tendre enfance, rêve de devenir réalisateur. "L'effet Spielberg", sans doute. Il entre à la prestigieuse école USC et en est sorti diplomé cette année.
Alors qu'il mesure aujourd'hui 1m 73, Joseph Mazzello s'apprête à tourner en janvier prochain son court-métrage de fin d'études: "Matters of Life and Death". Scénariste, producteur, acteur, réalisateur. Joe revêt aujourd'hui toutes les casquettes et s'apprête à sortir de l'ombre. Un bon élève on vous disait...
Aurélien D.
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lundi, 28 novembre 2005
L'oubliée de la semaine n°10: Cybill Shepherd
Pour notre 10ème oublié(e), nous nous devions de frapper fort. Nous avons retrouvé une actrice qui a à la fois marqué le grand et le petit écran. Elle a cotoyé Elvis, Willis, Brando, Scorsese, Allen avant de sombrer dans l'oubli, surtout en France. Elle réapparaît aujourd'hui pour vous sur Idea. Venez redécouvrir Cybill Shepherd...
Si vous vou
s baladez en taxi dans New-York, il est possible que vous croisiez un jour Cybill...surtout si le chauffeur se nomme Travis alias Bob De Niro. Souvenez-vous : 1976, "Taxi Driver", Martin Scorsese. Cybill Shepherd y incarne Betsy, cette grande blonde un peu coincée d'un mètre 73 que De niro qualifie d' "ange".
La dame a alors 23 ans, a été nommée "reine de beauté" et peut se vanter d'avoir partagé à plusieurs reprises l'intimité du "King", Elvis Presley. Elle se réfugie aussi dans les bras de Peter Bogdanovich, l'un des réalisateurs souvent oubliés du "Nouvel Hollywood" qui voit alors le jour, avec l'arrivée de Coppola, Scorsese, Lucas, Spielberg... Cybill aurait pu être l'actrice étendard de tous ces nouveaux maîtres du cinéma.
Mal orientée, elle préféra la série B: "Space Delivery" (76), "Aliens From Spaceship Earth" (77), "Silver Bears" (1978). Son retour sur le devant de la scène ne se fera pas avec l'oublié "The return" (1980), mais avec une série télé: "Moonlighting" ou "Clair de lune" en français.
Entre 1985 et 1989, Cybill Sheperd va ainsi régner sur le petit écran aux côté d'une star montante encore chevelue: Bruce Willis, ou "Bruno" pour les intimes. Au fil des saisons Cybill est de plus en plus insupportable sur le plateau. Elle voit d'un mauvais oeil ce Bruce au sourire en coin qui lui vole la vedette et ne succombe pas à ses avances.
C'est d'ailleurs au moment où "Die Hard"("Piège de cristal", 88) sort sur les écrans et consacre Bruce Willis en Star du grand écran que la série s'arrête...et la carrière de Cybill avec elle.
Au début des 90's, Cybill est déjà "has been". Elle n'a plus droit qu'à des petits rôles de plus en plus petits. Seul Woody Allen lui donne un second rôle de qualité. C'était dans "Alice" (90), où elle incarnait Nancy Brill. Après cette ultime apparition aux côtés des plus grands, Cybill Shepherd divorce de son deuxième et dernier mari à ce jour, l'inconnu Bruce Oppenheim. 3 enfants, célibataire, elle est perdue et trouve naturellement refuge dans le petit écran. 5 ans de téléfilms pour ne pas crever de faim.
En 1995, celle dont Marlon Brando disait qu'elle avait "a great ass", trouve chaussure à son pied, via une série nombriliste : "Cybill". Le come-back de la dernière chance. Un sitcom autobiographique où elle joue son double fictionnel, Cybill Sheridan, une actrice deux fois divorcée, qui tente de percer à Hollywood. Concept Enorme: la série d'une oubliée qui ne veut plus l'être. Malheureusement, au bout de trois saisons, "Cybill" s'arrête et Shepherd replonge.
Une ultime apparition sur grand écran dans "The Muse" d'Albert Brooks avec Sharon Stone et Andie Mc Dowell. Puis c'est la fin. Les années 2000 sont synonymes de cinquantaine pour Cybill. Le titre de son dernier téléfilm en date reflète bien sa place aujourd'hui dans le cinéma: "Martha behind Bars". Elle y joue Matha, évidemment. Allez Cybill, apporte-nous un café...
Aurélien D.
Toute la carrière de Cybill Shepherd sur Imdb
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A.D
13:45 Publié dans Les oubliés | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sitcom
samedi, 26 novembre 2005
Naissance d'une série: "Urgences"/ "E.R"
Certaines séries TV ne s'approprient pas à un rapide panorama en raison du nombre de leurs saisons et de la variété de leurs épisodes. Un tel cas de figure ne se présente évidemment que face à des séries dont le succès fut tel qu'elles sont aujourd'hui connues de tous. Dès lors, il semble plus intéressant de revenir aux sources du mythe pour mieux comprendre comment celui-ci s'est forgé...
Chicago, fief de l’Amérique, est le fruit d'une longue et tumultueuse histoire. Il y a eu les abattoirs d’antan, Al
Capone, la prohibition dans les années 20, un incendie en 1871 qui réduisit en poussière 18 000 maisons. Aujourd’hui, des millions d’âmes. La ville de tous les plaisirs, de tous les dangers aussi. Des agressions, la guerre des gangs, quelques émeutes raciales, des allemands, des français, des irlandais, des mexicains, des chinois, des croates. Les blues brothers. Une ville où l’on inventa le chewing gum, la fermeture éclair, Mac Donald's et les rollers. Mais Chicago, c’est d’abord une gigantesque toile d’araignée de béton et la capitale du Everything is possible. Chicago est la vitrine d’un siècle d’Histoire(s) américaine(s). Au fond, Chicago est une voiture qui avance sans regarder dans le rétroviseur. Qui fonce même privée de deux de ses roues. Toujours plus haut et toujours plus vite... Ville lumière, ville géante, ville misère. Chicago, la ville des vents et de la neige. Une cité plurielle, morcelée. Unie et désunie à la fois. Une ville qu'une série TV se devaient d'incarner...
Le scénario initial d’ « Urgences » fut écrit en 1974 par Michael Crichton. A l’époque, aucun producteur ne s’intéresse au projet. Une raison majeure: le scénario ne correspond pas à ce qui se fait habituellement en matière de série TV. En un mot, Crichton ne fait pas rêver avec son produit. Concept intéressant mais traité de manière trop technique et trop rythmé. Pas assez assaisonné en "soap", le dossier se retrouve alors dans un tiroir…
En 1989, Steven Spielberg entre en scène. Celui qui sortait alors du troisième Indiana Jones connaissait déjà Crichton depuis plusieurs années. Il lui annonce qu’il aimerait réaliser un film sur un service d’urgences. Crichton profite logiquement de l’occasion pour ouvrir son tiroir. Les deux hommes discutent. Et une chose en amenant une autre, Spielberg décide d’acheter le scénario d’Urgences dans le but d’en faire un long-métrage. Néanmoins, le projet est de nouveau placé en salle d’attente.
Spielberg travaille entre autres sur l'adaptation d'un autre écrit de Crichton, Jurassic Park, tandis que celui-ci se penche sur l’écriture de Harcèlement (que Barry Levinson réalisera en 95). En octobre 1993, Crichton et Spielberg enfilent cette fois-ci la même blouse: ils adapteront « Urgences » à la télévision. Autant en emporte le script. Ils s’associent avec John Wells, un producteur très en vue à Hollywood. Michael Chrichton et John Wells seront les Producteurs exécutifs. Mimi Leder (future réalisatrice du Pacificateur) et Lydia Woodward les Co-producteurs exécutifs. De la volonté à la réalité, il n’y a qu’un pas que les protagonistes se sont décidés à franchir bien tardivement. Mais peu importe…
La série explore le quotidien du service des Urgences du Cook County Hospital de Chicago. Les épisodes seront tournés dans les studios Warner Bros tandis que la ville et sa banlieue accueilleront les scènes en extérieur.
Le 19 septembre 1994, NBC diffuse aux Etats Unis le pilote de la série, intitulé « 24 hours ». Au premier abord, l’hôpital n'est ni plus triste, ni plus gai qu’ailleurs. Juste un de ces établissements pour malades, où il ne se passe a priori pas grand-chose, où de longs couloirs rectilignes traversent l’ennui. D’un côté, des salles de réanimation, de l’autre, des distributeurs de friandises qui ne marchent qu’une fois sur deux. Et derrière, rien. Un peu
comme si on avait planté le décor en oubliant parfois les médecins. Le genre d’endroit où il n’y a que les naissances et les miracles de la médecine pour noyer les jours de deuil. Cette image assez fade que suscite le centre hospitalier et l’ambiance qui y règne, les producteurs d’ « Urgences » en ont fait une force. La série devient un vaste échiquier. Les pions s'y pressent des quatre coins de la ville. Le plus souvent les deux pieds en avant. Les bureaucrates cravatés de la gigantesque administration y croisent les chefs des gangs. « Urgences », c’est un microcosme, une ville dans la ville. Des patient entrent et sortent. Anonymes. Des hommes et des femmes usés par la vie. Des jeunes et des moins jeunes avec du soleil et des jours de pluie. Ross, Benter, Carter, Susan Lewis et les autres entrent dans le champ. La steadycam est en marche. L'histoire aussi...
Arnaud M et A.D
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lundi, 21 novembre 2005
L'oublié de la semaine n°9 : Tom Selleck
60 ans, 1m93 et... une moustache entrée au Panthéon. Voilà un avant-goût de l'oublié de cette semaine, dont le portrait est signé Arnaud M.
Né en 1945 à Détroit, Tom et son mètre 93 ont entamé leur carrière en 1965 dans « The Dating Game ». En 1970 il poursuit avec le téléfilm « The Movie Murderer ». Il y jouait Mike Beaudine. Et puis chaque année un nouveau téléfilm. Comme une carrière réglée sur du papier à musique. Un, voire deux navets par an. Jusqu’en 1980. Après une décennie à divertir la ménagère de plus de 50 ans à l’heure du thé, Tom sort de l’ombre par le biais du soleil d’Hawaï.
Il aurait pu devenir une légende du grand écran en incarnant Indiana Jones à la place d'Harrison Ford. "Non, désolé Steven, je peux pas..." Tom préfèra le flingue au fouet. « Magnum ». Une série culte qui le propulsa au devant des palmiers. Il y jouait le détective Thomas Sullivan Magnum et tout ce qui va avec. Coupé sport et grande maison. Dès les premières notes du thème principal, le téléspectateur lambda est aux abois. C’est que le générique est énorme et respire les 80's. La série durera 8 ans. Soit 164 épisodes de bons et loyaux services aux côtés de Jonathan Quayle Higgins (John Hillerman) et de Theodore ‘TC’ Calvin (Roger E. Mosley) pour ne citer qu’eux. Une référence dans l’histoire du petit écran. Un mythe. C’était Tom Selleck.
Par la suite, il multiplia les téléfilms. Encore un, voire deux bides par an. Des titres qui ne résonnent pas en France: « 3 Men and a Little Lady » (1990), « Broken Trust » (1995), ou plus récemment « Crossfire Trail » (2001). La chemise n’y est plus. La saveur est moindre et le fan est nostalgique. Oubliez les dérapages sur le sable chaud et les courses poursuites en hélicoptère entre les feuilles de vignes. Tom Selleck est définitivement passé à autre chose.
Viendra aussi le rôle du vieil amant pantouflard, façon "Amour, gloire et beauté" égaré dans Manhattan. Souvenez vous, le copain de Monica dans « Friends ». C’était lui. Richard. Et son mètre 93. Qui se cacha derrière des portes, qui invita sa dulcinée au restaurant et qui croisa Ross en robe de chambre en pleine nuit, dans la salle de bain.
Hors de plateaux, Tom Selleck est reconnu. Pour l’ensemble de son œuvre. Pour sa moustache aussi. Marié à Jillie Mack depuis 1987, le sexagénaire inspire la classe et l’élégance. Pour preuve, People Magazine l’a classé parmi les 50 personnes les plus sexy du monde en 1998. Soit. En 1997, pour le film « In & Out » il se rasa. Envers et contre tous.
L’homme aimait découvrir les choses. Preuve en est son rôle en 92 dans « Christopher Columbus : The Discovery », quelque part entre Marlon Brando et notre Georges Corraface national. Une place qui lui convenait en somme.
Arnaud M.
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mardi, 15 novembre 2005
L'oubliée de la semaine n°8: Lori Petty
Cette semaine, il s'agit une actrice oubliée: Lori Petty. Elle a connu son heure de gloire au début des 90's : rappelez-vous, Point Break (diffusé la semaine dernière sur M6)...
La plupart d'entre vous ne la connaissent qu'habillée en surfeuse. Brune. Cheveux courts et mouillés. Elle est la monitrice et petite amie de Keanu Reeves dans l'inoubliable "Point Break" (pour les derniers arrivés, "le film culte de Brice de Nice"...), produit par James Cameron et réalisé par Kathryn Bigelow. Les calendriers affichent alors 1991. Lori Petty a 28 ans. Elle n'a pas grand chose à son actif, si ce n'est une ou deux productions TV, dont "Perry Mason" et un rôle dans un film oublié: "Cadillac Man".
Le succès (relatif à l'époque) de "Point Break" lui permet d'enchaîner deux grosses productions en 1993 : "Sauvez Willy" et "Poetic Justice" (avec Janet Jackson). Mais Lori n'est pas chanteuse et n'a qu'un petit rôle. Il faudra attendre 1995 pour la voir en tête d'affiche. Un véritable O.F.N.I nommé "Tank Girl", adapté d'une BD... et oublié de plus grand nombre. Précision importante: "Tank Girl", à l'instar de "Point Break", était réalisé par une femme. A croire que seules les réalisatrices ont cru en Lori.
Plutôt femme d'action que femme fatale, plus femme rebelle que femme au foyer, Lori aurait pu trouver sa place entre Geena Davis et Linda Hamilton. Malheureusement, elle n'a pas eu ce film détonateur que fut "Thelma et Louise" pour l'une et "Terminator" pour l'autre. Pour Lori, ça aurait pu être "Demolition man" (93). Mais au dernier moment, Sandra Bullock lui vole le rôle de la femme flic pour s'envoler à sa place vers le statut de "star". Lori, énervée, se métamorphose alors en Tank girl ... pour mieux creuser sa tombe. Dès 1996, c'est dans les téléfilms qu'elle trouve des ersatz de rôles qu'hollywood lui a refusés ("Countdown" (96) ; "The arrangement" (99) ; "Route 666" (01)).
A l'orée des années 2000, elle écrit et réalise son premier film, "Horrible accident" qui, malheureusement, semble bien porter son titre: jamais distribué, même pas en DVD. Triste destin que celui d'une Lori vouée à être sans cesse "cassée" par ses échecs.
Au creux de la vague, elle retrouve son souffle en prêtant sa voix à des dessins animés ("Superman"), puis erre de série en série: "Star Trek: Voyager" (99) ou "NYPD blue" (2003). Déprimée, elle finit aux "Urgences" en junkie dans l'épisode 18 de la saison 8. Récemment, elle est apparue dans "Les Experts: Manhattan"(s2, ép4) mais n'a aucun gros film en projet.
Désormais âgée de 42 ans, Lori Petty n'est plus qu'une silhouette hollywoodienne parmi d'autres. Surveillez votre télé: dans l'écume des séries B, vous pourriez retrouver la surfeuse d'antan.
Toute la carrière de Lori Petty sur Imdb
Aurélien D.
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mardi, 08 novembre 2005
L'oublié de la semaine n°7: Robert Wuhl
Avec un léger retard pour lequel je vous prie de nous excuser, voici un nouveau nom sur notre liste d'oubliés. Cette fois, il s'agit de Robert Wuhl, un abonné au second rôle de grosses productions dans les années 80-90.
Non, en dépit de leur ressemblance faciale, Robert Wuhl n'est pas le pseudo de Patrick Montel.
Pourtant, Robert Wuhl aurait pu commenter le 100 mètres. Il avait le taux de caféine nécessaire à un tel job. Il avait même le profil type du journaliste. Preuve en est son rôle dans "Batman". Nous étions en 1989, il s'appelait Alexander Knox, quatrième rôle d'un des plus gros succès de tous les temps.
Knox, c'était le type mal coiffé, mal habillé, le journaliste loser qui a défaut d'avoir une vie sentimentale, enquêtait façon Fogiel sur une chauve-souris.
Knox, c'était celui qui n'était jamais invité aux soirées VIP, tout comme Robert aujourd'hui.
Knox, c'était celui qui demandait, l'air de rien à Vicky Vale (Kim Basinger) : "Vous voulez m'épouser? ...ou prendre un café ?"
Knox c'était celui qui se prenait un rateau. Mais Robert s'en fichait. Il avait commencé sa carrière en 80 et obtenu son premier rôle à succès dans "Flashdance", en 83.
En 87, il incarna le sergent Marty Lee Dreiwitz dans "Good morning vietman". Autre succès. Une période faste pour Robert, qui prit fin en 92, avec son rôle d'Oscar Host dans "Bodyguard".
En 93, âgé de 42 ans, le cinéma l'abandonne. Il se réfugie à la télé avant de réapparaître dans deux films sur le sport : "Blue Chips" et "Cobb" en 94.
On vous le dit Robert aurait pu être journaliste sur France 2. On l'aurait bien vu, aux côtés de Nelson Monfort. La place étant déjà prise, il a enchaîné les téléfilms américains.
La nécessité de gagner de l'argent pour nourrir sa famille l'a poussé à tout accepter, du rôle principal de la série "Arli$$" en 96 au rôle d'un client affamé dans l'inconnu "Good Burger" en 97.
C'était son avant-dernier rôle à ce jour. En 98 il met fin à sa carrière d'acteur. Il n'apparaît plus qu'en tant que joueur de Poker. Le profil type de celui qui perd gros. En juin 2004, il participe au World Poker tour. Emission diffusée en France par Canal et commentée par Bruel.
"J'te le dis quand même" Bob... on t'aimait bien en journaliste.
Aurélien D.
Toute la carrière de Robert Wuhl sur Imdb
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