mercredi, 18 avril 2007

Spider-man 2.1

medium_Spider-man_2.1.jpgNi director's cut ni véritable version longue, Spider-man 2.1 (dispo depuis mardi pour 9 euros) est simplement une version légèrement allongée et peaufinée du chef d'oeuvre de Sam Raimi. A quelques jours de la sortie de Spider-man 3 (le 1er mai en France), il convient en effet de rappeler que le deuxième volet des aventures de l'homme araignée est sans doute l'un des plus grands blockbusters des années 2000, et la meilleure suite d'une adaptation de comics depuis Batman returns. Dans cette véritable tragédie grecque aux accents parfois comiques, Peter Parker doit choisir entre une vie d'éternel teenager "dawsonnien" (c'est-à-dire incapable de sortir avec celle qu'il aime) et une vie de super-héros à temps plein. Dilemme cornellien auquel le film rmedium_spider-man_3.jpgépond de façon admirable et parfois délibérément absurde, en s'interrogeant sur la représentation qu'ont les citoyens du héros et donc sur son ancrage dans la société. Dans cette nouvelle version, l'inoubliable scène de l'ascenceur est rallongée, ainsi que plusieurs morceaux de bravoures, dont l'éblouissante séquence du tramway. L'occasion de vérifier que la mise en scène de Sam Raimi allie avec brio précision et efficacité. De quoi saliver avant de déguster Spider-man 3, extrêmement prometteur, ne serait-ce qu'en regard de son affiche.

Aurélien Dauge

lundi, 09 octobre 2006

Die Hard 4 : c'est parti !

medium_diehard4_1.2.jpgDepuis une semaine maintenant, le tournage de Die Hard 4 ou Die Hard: live free or die hard a medium_diehard4_2.jpgcommencé outre-Atlantique. Rappelons que le film sera l'oeuvre de Len Wiseman (Underworld 1 et 2), que John McTiernan est à la production (on aurait préféré le savoir derrière la caméra) et que Justin Long ou encore Maggie Q (M:I 3) feront partie du casting. Le scénario du film tourne autour d'un virus informatique paralysant plusieurs grandes villes américaines. A la vue de ce pitch et de ces premiers clichés pris sur le plateau, on est en droit d'émettre quelques craintes quant à l'intéret de ce nouvel opus, dont la sortie est prévue pour l'été 2007, 12 ans après Une journée en enfer !

A.D

dimanche, 08 octobre 2006

critique ciné: The sentinel

medium_The_Sentinel.2.jpgPrenez un acteur vieillissant, accolez lui deux stars de séries télé, ajoutez un scénario aussi crédible que les dénégations d’un cycliste professionnel après un contrôle antidopage positif, et vous obtiendrez The Sentinel, film sorti le 30 août en France (ça date déjà) et réalisé par Clark Johnson.

Tout d’abord, parlons un peu des acteurs : étant donnés son âge et sa corpulence, Michael Douglas a bien du mal à enfiler le costume d’un garde du corps présidentiel. Si Clint Eastwood avait, lui, plutôt réussi cette performance qui est d’être crédible dans un tel rôle à un âge avancé (Dans la ligne de mire), force est de constater que Douglas n’y arrive pas. Différence de classe sans doute… Kiefer Sutherland n’est pas non plus très brillant dans le rôle de l’ex-poulain soupçonnant son ex-mentor d’avoir couché avec sa femme : dès le début du film, il en semble convaincu, sans aucune preuve ; vers la fin du film, il ne le crois plus sans plus de preuves… De telles certitudes changeantes semblent déplacées chez un as de l’enquête, non ? Kim Basinger, quant à elle, est toujours aussi belle et interprète plutôt bien la First Lady, malgré un doublage français loin d’être parfait (notamment la première phrase qu’elle prononce, dans la voiture). Le pompon du pompon revient à Eva Longoria, issue de Desperate Housewives, qui, à aucun moment, n’accomplit la moindre action susceptible de justifier sa présence dans le film !

Passons maintenant au scénario. Dieu sait que je ne suis pas regardant sur la vraisemblance des films d’action, mais là je n’ai jamais réussi à y croire : il est réellement invraisemblable qu’un garde du corps se tape la First Lady sans que personne ni aucun système de surveillance ne les trahissent ! De même, il est assez incohérent de voir les agents débarquer chez Douglas, cette légende pour eux, pour l’arrêter, avant même qu’ils aient vérifié toutes les autres pistes, dont le passage de l’ensemble des effectifs des gardes du corps présidentiel, au détecteur de mensonge. Or, il se trouve que le Méchant y a échappé… Dans le genre « oubli », on ne saura jamais non plus quelles sont les motivations des commanditaires de l’assassinat… Simple oubli ou tentative de rassurer le bon peuple américain en lui répétant que son pays représente les Gentils, le Bien et qu’il est donc cohérent que des Méchants les attaquent sans raison ?

Dernier détail qui tue : le film, contrairement à sa bande annonce qui mettait en appétit, manque de rythme.

Au final, vous aurez compris à quel point je vous recommande de dépenser vos euros pour aller voir ce film...

Stéphane D.