dimanche, 29 avril 2007

Versions longues en pagaille

medium_Ennemi_d_etat_coll.jpgNous vous parlions récemment de Spider-man 2.1, version légèrement allongée du merveilleux film de Sam Raimi. A la fois argument de vente agaçant et source potentiel de bonheur pour les fans, la pratique du rab filmique (vous en reprendrez bien encore un peu...) se généralise. Preuve en est la sortie cette semaine de trois nouvelles éditions de productions Bruckheimer qui auront marqué la deuxième moitié des 90's: USS Alabama (95), Les ailes de l'enfer (97) et Ennemi d'Etat (99). Le premier est l'oeuvre de Tony Scott et mérite d'être (re)vu pour trois bonnesmedium_Les_ailes_de_l_enfer_coll.jpg raisons : le face-à-face Denzel Washington-Gene Hackman, la BO de Hans Zimmer et les dialogues réécrits par Tarantino himself au dernier moment. Les ailes de l'enfer, premier film du tâcheron Simon West, vaut le détour pour son titre original mythique (Con air), son casting décalé (Cage, Buscemi, Malkovitch et John Cusak dans un même film) et son jusqu'au-boutisme dans le mélange des genres (imaginez Le silence des agneaux croisé avec L'arme fatale). Quant à Ennemi d'Etat, également signé Tony Scott, il s'agit ni plus ni moins que du blockbuster matriciel des années 2000 et du dernier grand film d'action pré-11/9. medium_USS_Alabama_coll.jpgQue valent les version allongées ou "director's cut" de ces films ? Ne les ayant pas vues, je ne peux guère vous le dire, même si, a priori, et contrairement au récent director's cut de Miami Vice (dont je reparlerai), elles ne semblent pas apporter de changements fondamentaux. Une chose est sûre, depuis George Lucas et ses Star Wars sans cesse retouchés au fil des (re)sorties, "l'oeuvre ouverte" contamine le blockbuster, et pas forcément pour le meilleur.

Aurélien D.