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dimanche, 22 avril 2007
"Sunshine" de Danny Boyle
Danny Boyle est depuis Petits meurtres entres amis l'un des rares auteurs contemporains de films générationnels (Klapisch pourrait être son pendant français). Trainspotting, La plage, 28 jours plus tard et dans une moindre mesure Une vie moins ordinaire, sont autant de long-métrages devenus "cultes" pour beaucoup de jeunes qui étaient ado lors de leurs sorties en salle. Le revers de la médaille est qu'il s'agit davantage de films conçus pour plaire beaucoup sur le moment que d'oeuvres qui gagnent à être revues des années plus tard. De toute évidence Sunshine échappe difficilement à la règle. Esthétiquement séduisant par sa palette chromatique alternant chaud-froid avec virtuosité et ses images subliminales glissées dans le récit, Sunshine capte sans mal les rétines en quête d'émerveillement solaire. Peu importe que cette mission de sauvetage du soleil qui vire au slasher à tendance métaphysique ait souvent des airs de déjà vu. On se laisse emporter par l'aventure, même si l'ensemble souffre de la comparaison avec 2001, les deux versions de Solaris ou Mission to mars, et n'apporte en fin de compte pas grand chose au genre. Sunshine est donc l'un de ces films qui impressionnera surtout ceux qui n'ont pas encore vu tout les classiques du genre et divertira assez intelligemment les autres. Notez que contrairement à ce que peut laisser croire l'hideuse affiche française, il ne s'agit pas d'une suite d'Armageddon ou du cultissime navet que demeurera Fusion.
Aurélien Dauge
00:25 Publié dans critiques ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Danny Boyle, 07



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