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lundi, 13 novembre 2006
Décès de Jack Palance et Basil Poledouris
Jack Palance et Basil Poledouris nous ont quittés. Le premier avait 87 ans et s'est éteint d'une façon naturelle. Il avait ![]()
inscrit son visage de bad guy dans des films aussi éloignés que Le mépris de Godard, Batman de Burton ou Tango et Cash de Konchalovsky. Le second, mort d'un cancer à 61 ans, avait collaboré avec Verhoeven pour nous offrir quelques unes des plus grandes bandes originales des années 80 et 90: Robocop et Starship Troopers, mais aussi A la pousuite d'Octobre Rouge de McTiernan et Conan le barbare de John Milius. Délaissé par Hollywood, il aura terminé sa carrière en travaillant sur un Talisman de triste mémoire. Après les décès peu médiatisés de l'immense Jerry Goldsmith en 2004 et de Michael Kamen en 2003, c'est tout un pan de la musique de films des 80's qui s'en est allé...
A.D
14:50 Publié dans Actu Ciné | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jack Palance, Michael Kamen, Basil Poledouris, BOF, BO, musique, cinéma



Commentaires
Très étrangement, Kamen, Goldsmith et Poledouris se sont éteints à quelques mois d'intervalle, tous trois d'un cancer... D'autant plus étrange qu'ils incarnaient, à eux trois, la quintessence d'une esthétique musicale commune et forte du film de genre hollywoodien (action, aventure, science-fiction, horreur et fantastique) qui a dominé les années 80 et la première moitié des années 90, pour être peu à peu remplacée, à l'orée du XXIème siècle, par le courant "médiaventures" emporté Hans Zimmer et ses poulains.
A mes yeux, il y a une trilogie qui représente parfaitement ce passage, puisque chacun des trois opus est marqué par une couleur musicale différente, et historiquement forte dans le cinéma hollywoodien contemporain : X-Men. Le premier opus avait été l'occasion pour Michael Kamen de signer une de ses dernières et meilleures partitions. Sur le deuxième, c'est John Ottmann, héritant directement du style fanfareux (et non fanfaron) de John Williams qui avait officié (le relais s'est en quelque sorte officalisé, puisque c'est ce même Ottmann qui a succédé à Williams sur "Superman returns"). Enfin, le score du dernier opus a été assuré par John Powell, transfuge de l'écurie Media Ventures, et bon artisan sans être un génie. A ma connaissance, aucune trilogie ne dispose ainsi d'un tel éclatement du style musical d'un film à l'autre, et en cela elle est emblématique de cette époque de "transition".
Ainsi, de manière tout à fait pathétique, Kamen, Goldsmith et Poledouris se sont éteints au moment où plus personne ne faisait appel à eux, ou alors pour des films mineurs (le dernier score de Goldsmith, c'est les "Looney Tunes back in action"... Terne fin pour l'homme à l'origine du thème de Star Trek TNG, de la musique de "The Omen", "Legend", "Alien", "Poltergeist", j'en passe et des meilleures...). Quant à Poledouris, on retiendra surtout qu'il est l'inventeur du score massif et barbare grâce à Conan, qui en inspiré plus d'un depuis, et notamment Howard Shore sur "Lord of the Rings"...
Ecrit par : R. | lundi, 13 novembre 2006
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