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mardi, 29 novembre 2005
TV : "ALIAS"
Depuis 2001 aux USA ( 2002 en France), le mot « alias » n’est plus seulement synonyme de surnom, de
pseudonyme, mais est également le titre d’une série d’espionnage crée par J.J. Abrams (scénariste et réalisateur de Lost et du prochain Mission: impossible 3…). Celle-ci révolutionna le petit monde des séries par une densité scénaristique inédite jusque là dans des créations de ce genre.
L’histoire est beaucoup trop complexe pour être résumée en quelques lignes : le point de départ est la révélation douloureuse (dans tous les sens du terme) faite à Sydney Bristow (Jennifer Garner) que l’agence d’espionnage pour laquelle elle travaille secrètement et si efficacement depuis des années, sous l’apparence d’une simple étudiante, n’est pas une filiale de la CIA mais au contraire une agence « ennemie », terroriste. Elle s’enfonce alors encore plus profondément dans le mensonge, en jouant un (deuxième) double jeu pour la CIA dans le but de détruire l’Alliance, cette agence ennemie. Dans ce combat secret, elle sera soutenue tout particulièrement par Michael Vaughn (Michael Vartan, le neveu de Sylvie), le premier agent de la CIA à qui elle s’adressera après avoir découvert le pot-aux-roses et avec qui elle développera
des rapports plus intimes, et surtout par son père, Jack Bristow (Victor Garber), un homme froid et secret qui travaille depuis longtemps pour la CIA au sein de l’Alliance, avec qui elle n’avait que très peu de rapports auparavant et qu’elle apprendra à connaître. L’autre personnage clé de cette série est Arvin Sloane (Ron Rifkin), le chef du SD-6 (branche de l’Alliance dans laquelle œuvrent les Bristow), « ami » de longue date de Jack et sorte de « père adoptif » de Sydney, ce qui rendra d’autant plus douloureuse pour cette dernière la découverte de sa compromission avec l’Alliance, le monde de mensonges dans lequel il l’a fait vivre depuis tant d’années.
D’autres personnages secondaires joueront un rôle plus ou moins important au long des saisons : Marshall Flinkman, l’image même du génial inventeur, un peu hors du monde mais très gentil, M.Sark, un jeune espion très charismatique qui croisera souvent le chemin de Sydney, les trois sœurs Derevko (dont Irina, la mère de S
ydney)…
D’autres personnages, aux rôles plus anecdotiques mais toujours travaillés, seront interprétés par de nombreuses célébrités : Quentin Tarantino (qui réalisa d'ailleurs un épisode), Roger Moore, David Carradine, Christian Slater, Faye Dunaway…
L’histoire donne lieu à de très très nombreux retournements de situations et à l’apparition de doubles, triples, voir quadruples jeux ! Une touche de mystique est même présente par l’intermédiaire de Rambaldi, un prophète mélangeant prédictions à très long terme et inventions scientifiques extrêmement avant-gardistes. Tous ceux qui, comme moi, aiment les scénarios alambiqués à la Metal Gear Solid seront aux anges. Néanmoins, rien n’étant jamais parfait en notre monde, si les deux premières saisons narrant
cette histoire de CIA et d’Alliance bénéficient d’un scénario parfaitement logique, travaillé, présentant un nombre incalculable de surprises, de retournement de situations, la troisième sombre dans le n’importe quoi : Sydney se réveille amnésique sans savoir ce qu’elle a fait depuis deux ans, Sloane est devenu un philanthrope, Vaughn s’est marié avec une autre… Ce n’est même pas ce point de départ de troisième saison qui est lamentable, c’est le scénario qui en découlera et qui cumulera des invraisemblances énormes, les contradictions…
La quatrième saison fait table rase et repart sur du connu, du sûr : des histoires d’espionnage. Sydney et toute la bande se retrouvent engagés par une agence secrète affiliée à la CIA, sous la direction d’Arvin Sloane (qui a dit déjà vu…). Loin d’être aussi complexe et passionnant que lors des deux premières saisons, le scénario de cette 4ème saison revient néanmoins sur de bonnes bases, même si la plus grande linéarité des histoires est décevante. Elle découle des plaintes de nombreux téléspectateurs qui se sont plaints que les histoires étaient tellement compliquées qu’il était presque impossible de prendre la série en cours
de diffusion, sous peine d’être totalement paumé. On ne peut qu’être déçu de voir que la production a privilégié l’opinion ces râleurs (ou l’argent qu’ils représentent par la pub, peut être) au détriment de celle des vrais fans, fidèles qui eux aimaient beaucoup cette complexité inédite dans le monde des séries…
Alias restera dans les mémoires pour de nombreuses raisons : tout d’abord elle a révélé au grand public l’actrice Jennifer Garner (DareDevil, Elektra…). Elle restera aussi comme une série ayant accueillie un très grand nombre de « guest stars », une série où même les seconds rôles étaient charismatiques et où le scénario a parfois atteint des sommets de complexité. La cinquième et dernière saison est en cours de doublage et sera bientôt diffusée sur nos écrans. Les scénaristes promettent un final inoubliable… à l’image de la série.
NB: M6 diffuse la saison 4 tous les jeudi à 20h45, en VF bien sûr.
ABC diffuse la saison 5 (la dernière) tous les jeudi à 20h, en V.O. Dernier épisode prévu pour mai 2006.
Stéphane D.
19:50 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : série TV



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